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Préparatifs

de la balade

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Point de départ
Départ de la tour d’observation (3 Km) / Départ du centre d’Odeigne (9 Km)
Informations
3 km ; balade « Source de l’Aisne » ; suivre les croix bleues
 
9 km ; balade « Fagne d’Odeigne » ; suivre les losanges bleus
 
  • La balade de 3 km est raisonnablement accessible aux voitures d’enfants à grandes roues. Chiens en laisse.
  • Les balades ne sont pas accessibles aux utilisateurs de chaises roulantes.
  • Durant la période de chasse (de septembre à décembre y inclus), des secteurs déterminés de la balade peuvent être interdits. Il est conseillé de s’informer au préalable auprès du Service du Tourisme.

Le Plateau des Tailles : Balade dans l’Ardenne authentique

  • Temps 180
  • Difficulté *
  • Distance 3000

En partenaria avec :

Les Hautes Fagnes en réduction

Mis en œuvre sur le Plateau des Tailles, un projet européen LIFE a été à la base d’un renouveau de la nature et la biodiversité de la région en a été considérablement augmentée. La production de bois avait provoqué la disparition d’une grande partie de la nature d’origine. Des massifs d’épicéas monotones dominaient les hauteurs et tout était pensé en fonction de la production économique.

La coupe de nombreuses zones boisées a heureusement permis d’engranger des résultats spectaculaires et d’ouvrir le paysage. La réhabilitation de la nature est synonyme de retour à la situation d’autrefois : une bruyère étendue avec des fragments de tourbières. En quelque sorte, un modèle réduit des Hautes Fagnes !

Un appauvrissement enrichissant

Incroyable mais vrai, la gestion de la nature doit parfois passer par un appauvrissement du sol pour entraîner l’apparition d’une végétation de plus grande valeur. Le Plateau des Tailles en témoigne.

L’apport continu des aiguilles des épicéas plantés durablement en grand nombre enrichit considérablement le sol. Pour réduire cet impact, le dégagement de la couche d’humus s’avéra indispensable afin de remettre en lumière le sol originel. Cette technique qualifiée d’étrépage remonte au Moyen Âge. On procédait ainsi afin d’utiliser la couche superficielle comme engrais pour les champs avec une même conséquence pour les zones étrépées : le rajeunissement et davantage de diversité !

Une biodiversité renforcée

Pendant votre promenade, selon la saison, vous rencontrerez  des plantes réapparues en maints endroits dont la callune, la rare myrtille de loup et le rare lycopode sélagine typique des bruyères et des tourbières. L’été, vous pourrez aussi voir un grand nombre de libellules qui profitent des nombreuses mares creusées sur le plateau. Des oiseaux comme le pipit des arbres, l’engoulevent, le torcol fourmilier et même la pie-grièche grise ont aussi profité de ce renouveau !

Mais la cigogne noire est sans conteste la reine du plateau. Bec rouge brillant, pattes rouge foncé, ventre blanc contrastant avec le reste du plumage noir, le grand échassier constitue une apparition inoubliable en forêt. À la mauvaise saison, il hiverne en Afrique pour regagner ensuite nos contrées dès la fin mars. En dépit de sa grandeur, la cigogne noire est très farouche. Ce comportement est indispensable car elle bâtit son nid dans les profondeurs de la forêt sur un chêne ou un hêtre de grande dimension.
La recherche de nourriture la conduit dans les vallées inondées par des castors. Ce milieu lui procure suffisamment de poissons, d’amphibiens et d’insectes pour élever sa progéniture.

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